Grandir au Niger

Print This Page

Grandir au Niger

Au Niger (ouest de l’Afrique), rares sont les enfants qui vont à l'école. Atayo a cette chance, depuis trois ans.

Atayo a 11 ans. Ou 12 ans. Il ne sait pas vraiment, au juste. Ses parents ne connaissent pas son âge non plus : ils ne savent ni lire, ni écrire, ni compter. Dans son village de Sodji, au centre du Niger, Atayo, lui, va a l’école. Et cela, c’est une vraie grande nouvelle!
Depuis trois ans, une association humanitaire (qui essaie d’aider les plus pauvres ou les victimes de guerre), Caritas, est venue au village. Elle a aidé les gens à y créer une école. L’association, qui récolte de l’argent en Belgique et partout dans le monde, a acheté des livres, a formé un instituteur et a payé un animateur pour que la nouvelle école puisse ouvrir.
Depuis 2004, 56 enfants du village apprennent donc à lire, écrire et compter. Ils sont les seuls au village ! Ils ne représentent que 3 enfants sur 100 dans leur commune.
En apprenant tant de choses, Atayo se met alors à rêver ! Sans école, la seule chose qu’il pouvait faire, plus tard, c’était éleveur de chèvres et de vaches!
S’il va à l’école, il peut penser à d’autres métiers, même s’il ne connaît que les deux nouveaux métiers qu’il vient de découvrir dans son village : instituteur ou animateur de Caritas ! Entre ces deux nouvelles possibilités, il a fait son choix :
«J’aimerais être instituteur ! Pour cela, je dois aller au collège, après mes primaires. Je devrai quitter mon village pendant plusieurs mois pour aller à Bermo». Ses études secondaires lui imposeront de partir longtemps loin de chez lui, dans une famille d’accueil. Bermo est à des heures de son village, à pied ou en âne. Le trajet est donc impossible à faire chaque semaine ! Après, il devra aller un an à Maradi, une ville située à des heures de chez lui, en 4X4.

Les garçons ont des tresses
Atayo a le temps, avant de devenir instituteur. En attendant, il joue avec les autres garçons de son village, qui portent tous des tresses, comme le veut la tradition de sa région. On dirait des filles ! Et quand il ne joue pas, il garde le troupeau de la famille, pendant la saison des pluies, entre juillet et octobre. Chez lui, pas de télévision ou d’ordinateur : dans sa petite maison construite en terre, il n’y a pas l’électricité. « Je suis vraiment content de pouvoir aller à l’école », conclut-il, en tenant son instituteur par la main. Dans sa grande chemise noire fort usée, il part alors jouer avec ses amis. Le jeu du jour ? Se disputer une bouteille d’eau vide, que l’on vient de leur offrir. Ça aussi, chez lui, ça ne se trouve pas, d’habitude !

Patrick Lemaire



(c) Interview provided by Le journal des Enfants.
LES EDITIONS DE L’AVENIR S.A. CE JOURNAL EST PROTEGE PAR LE DROIT D’AUTEUR. LA REPRODUCTION DE TOUT ELEMENT (TEXTE, PHOTO, INFOGRAPHIE), PAR QUELQUE MOYEN QUE CE SOIT, EST SOUMISE A AUTORISATION. TEL : +32 81/248.801 FAX : +32 81/222.840
Day events  
Click to view the calendar
Artworks: Visit the Latest Gallery
Wednesday October 15, 2008
Untitled document Art in All of Us wins the 5000 USD first travel grant from Travel community dodo.com