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Wednesday March 07, 2007
Anthony et Stéphanie ont fondé Art in All of Us il y a maintenant 2 ans
Anthony et Stéphanie ont fondé « Art in All of Us » il y a maintenant 2 ans.
Mais leur projet est bien plus ancien. Anthony et Stéphanie étaient alors photographes amateurs. Leurs voyages photographiques les ont amenés à côtoyer les enfants, leurs sujets préférés. De ces rencontres avec des enfants de toutes origines et conditions sociales est née une double constatation : d’un côté, les enfants sont toujours très demandeurs, curieux de rencontres et de recevoir des explications sur le reste du monde ; mais d’autre part, il existe très souvent une méfiance et des préjuges qui créent une certaine peur et intolérance face à « l’autre ».
L’idée d’Art in All of Us découle de cette contradiction ; au-delà de leur entourage proche les enfants ne connaissent pas leurs « voisins du monde » mais sont demandeurs de découvertes. On imagine très bien sur quoi cette « inconnue », cette peur de l’autre – par simple ignorance plus que par peur fondée- peut déboucher, des années plus tard, lorsque ces enfants seront adultes.
L’éducation et la formation de la jeunesse contribuent bien entendu à éviter cela. Mais ces dernières demandent un financement et une logistique que seuls les Organisations Non Gouvernementales de grande stature peuvent se permettre.
Pourquoi ne pas dès lors encourager la tolérance en promouvant la création artistique ?
Les trois projets de Art in All of Us étaient nés ! Ces trois projets, indissociables les uns des autres, s’articulent autours d’un axe principal : faire prendre conscience aux enfants de différentes cultures de la richesse qu’offre la diversité du monde, afin qu’ils soient demain, des adultes tolérants.
Le premier projet – « Awareness Programme » – consiste à se rendre dans des écoles et de demander aux enfants de 8 à 12 ans de faire un poème et de dessiner leur pays, comme s’ils devaient le présenter à d’autres enfants du reste du monde. Les enfants se rendent vite compte qu’au-delà du papier, des bics, de la peinture et autres pinceaux, c’est l’imagination et la création qui comptent.
Leur curiosité les amène à demander ce qui a été fait dans d’autres pays, par d’autres enfants. La technologie digitale permet aujourd’hui de facilement répondre à leurs attentes et de leur « montrer » les créations glanées ailleurs. Les réactions et les témoignages qui suivent sont la base de dialogues très instructifs et révélateurs de l’avancée de la tolérance. Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ?
La photographie prend également une place importante dans ce programme. La photographie digitale, et la possibilité d’immédiate visualisation, est par essence l’expression de la création artistique instantanée.
Est-ce par effet de contagion, mais les professeurs responsables des écoles visitées se montrent très intéressés de pousser l’expérience plus loin. C’est ainsi qu’est né le second programme d’Art in All of Us : le « Pen Pal Programme ». Il s’agit ici de créer une plateforme d’échanges artistiques entre les écoles du monde. Autour d’un sujet proposé par les modérateurs de Art in All of Us – l’amitié, la tolérance, la famille – les professeurs des écoles impliqués demandent à leurs élèves de concevoir un projet artistique qui sera échangé avec l’école jumelle. Des bracelets symbolisant l’amitié sont ainsi échangés entre les Iles Marshall et la Côte d’Ivoire.
Un échange centré sur la tolérance a eu lieu entre les enfants juifs d’un camp de vacances canadien et les élèves musulmans et chrétiens d’une école au Nigeria. Les premiers ont créé une tapisserie de dessins, et les seconds des signets illustrant leur idée sur le sujet.
Le troisième programme de Art in All of Us est le « World Art Book ». Avec pour objectif de montrer le monde au travers des yeux et des rimes des enfants, ce livre réunira les meilleurs œuvres d’enfants – dessins et poèmes –récoltés à travers le monde. Comme un caléidoscope, les 192 pays de la Terre seront illustrés par les enfants. Le but est bien entendu de permettre une très large diffusion de ce livre, sorte de témoignage « pour les enfants du monde par les enfants du monde ».
Aujourd’hui Art in All of Us regroupe 70 volontaires de par le monde. Et même si son ancrage reste en Belgique, entre Anvers et Bruxelles, le site internet est maintenu par un Suédois, la maquette du livre est réalisée au Chili, un bureau d’avocats New-yorkais organise la reconnaissance de Art in All of Us comme «for non-Profit Organisation » permettant la défiscalisation des dons américains, des expositions et conférences sont organisées en Italie ou au Canada, et le conseil d’administration est constitué, notamment, de représentants de grandes associations soutenant le projet (UNICEF, SOS, Villages d’Enfants, Fundacion America) et de personnalités issues du monde professionnel qui croient aux valeurs de tolérance de Art in All of Us.
L’ASBL est financée à près de 80% sur fonds propres. Le restant provenant de donations et de ventes de photos, à parts presque égales.
En 2006, le travail sur le terrain a permis de:
- travailler avec près de 4000 enfants dans 55 pays
- mettre 8 écoles en contact dans le cadre du Pen Pal Programme.
- organiser des ateliers créatifs dans 55 pays.
Les objectifs de 2007 sont tout aussi ambitieux. Il s’agit de compléter la collection de dessins et poèmes afin de boucler la maquette du World Art Book, dont la parution est prévue fin 2008. Les œuvres de quelques 70 pays doivent encore être réunis. Un autre chantier en cours est la refonte du site www.artinallofus.org ainsi que la structuration du financement de l’ASBL. Et la plateforme d’échanges Pen Pal Programme sera également revue afin d’y accepter plus d’écoles.
Mais leur projet est bien plus ancien. Anthony et Stéphanie étaient alors photographes amateurs. Leurs voyages photographiques les ont amenés à côtoyer les enfants, leurs sujets préférés. De ces rencontres avec des enfants de toutes origines et conditions sociales est née une double constatation : d’un côté, les enfants sont toujours très demandeurs, curieux de rencontres et de recevoir des explications sur le reste du monde ; mais d’autre part, il existe très souvent une méfiance et des préjuges qui créent une certaine peur et intolérance face à « l’autre ».
L’idée d’Art in All of Us découle de cette contradiction ; au-delà de leur entourage proche les enfants ne connaissent pas leurs « voisins du monde » mais sont demandeurs de découvertes. On imagine très bien sur quoi cette « inconnue », cette peur de l’autre – par simple ignorance plus que par peur fondée- peut déboucher, des années plus tard, lorsque ces enfants seront adultes.
L’éducation et la formation de la jeunesse contribuent bien entendu à éviter cela. Mais ces dernières demandent un financement et une logistique que seuls les Organisations Non Gouvernementales de grande stature peuvent se permettre.
Pourquoi ne pas dès lors encourager la tolérance en promouvant la création artistique ?
Les trois projets de Art in All of Us étaient nés ! Ces trois projets, indissociables les uns des autres, s’articulent autours d’un axe principal : faire prendre conscience aux enfants de différentes cultures de la richesse qu’offre la diversité du monde, afin qu’ils soient demain, des adultes tolérants.
Le premier projet – « Awareness Programme » – consiste à se rendre dans des écoles et de demander aux enfants de 8 à 12 ans de faire un poème et de dessiner leur pays, comme s’ils devaient le présenter à d’autres enfants du reste du monde. Les enfants se rendent vite compte qu’au-delà du papier, des bics, de la peinture et autres pinceaux, c’est l’imagination et la création qui comptent.
Leur curiosité les amène à demander ce qui a été fait dans d’autres pays, par d’autres enfants. La technologie digitale permet aujourd’hui de facilement répondre à leurs attentes et de leur « montrer » les créations glanées ailleurs. Les réactions et les témoignages qui suivent sont la base de dialogues très instructifs et révélateurs de l’avancée de la tolérance. Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ?
La photographie prend également une place importante dans ce programme. La photographie digitale, et la possibilité d’immédiate visualisation, est par essence l’expression de la création artistique instantanée.
Est-ce par effet de contagion, mais les professeurs responsables des écoles visitées se montrent très intéressés de pousser l’expérience plus loin. C’est ainsi qu’est né le second programme d’Art in All of Us : le « Pen Pal Programme ». Il s’agit ici de créer une plateforme d’échanges artistiques entre les écoles du monde. Autour d’un sujet proposé par les modérateurs de Art in All of Us – l’amitié, la tolérance, la famille – les professeurs des écoles impliqués demandent à leurs élèves de concevoir un projet artistique qui sera échangé avec l’école jumelle. Des bracelets symbolisant l’amitié sont ainsi échangés entre les Iles Marshall et la Côte d’Ivoire.
Un échange centré sur la tolérance a eu lieu entre les enfants juifs d’un camp de vacances canadien et les élèves musulmans et chrétiens d’une école au Nigeria. Les premiers ont créé une tapisserie de dessins, et les seconds des signets illustrant leur idée sur le sujet.
Le troisième programme de Art in All of Us est le « World Art Book ». Avec pour objectif de montrer le monde au travers des yeux et des rimes des enfants, ce livre réunira les meilleurs œuvres d’enfants – dessins et poèmes –récoltés à travers le monde. Comme un caléidoscope, les 192 pays de la Terre seront illustrés par les enfants. Le but est bien entendu de permettre une très large diffusion de ce livre, sorte de témoignage « pour les enfants du monde par les enfants du monde ».
Aujourd’hui Art in All of Us regroupe 70 volontaires de par le monde. Et même si son ancrage reste en Belgique, entre Anvers et Bruxelles, le site internet est maintenu par un Suédois, la maquette du livre est réalisée au Chili, un bureau d’avocats New-yorkais organise la reconnaissance de Art in All of Us comme «for non-Profit Organisation » permettant la défiscalisation des dons américains, des expositions et conférences sont organisées en Italie ou au Canada, et le conseil d’administration est constitué, notamment, de représentants de grandes associations soutenant le projet (UNICEF, SOS, Villages d’Enfants, Fundacion America) et de personnalités issues du monde professionnel qui croient aux valeurs de tolérance de Art in All of Us.
L’ASBL est financée à près de 80% sur fonds propres. Le restant provenant de donations et de ventes de photos, à parts presque égales.
En 2006, le travail sur le terrain a permis de:
- travailler avec près de 4000 enfants dans 55 pays
- mettre 8 écoles en contact dans le cadre du Pen Pal Programme.
- organiser des ateliers créatifs dans 55 pays.
Les objectifs de 2007 sont tout aussi ambitieux. Il s’agit de compléter la collection de dessins et poèmes afin de boucler la maquette du World Art Book, dont la parution est prévue fin 2008. Les œuvres de quelques 70 pays doivent encore être réunis. Un autre chantier en cours est la refonte du site www.artinallofus.org ainsi que la structuration du financement de l’ASBL. Et la plateforme d’échanges Pen Pal Programme sera également revue afin d’y accepter plus d’écoles.


